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Mar 3, 2015

Hellspin + Lode Runner + Спасибо - Moscow - 01/03/2015


Les concert s'enchaînent mais ne se ressemble pas au Dewar's PowerhouseCe soir, Hellspin, Lode Runner et Спасибо (Spasibo) ont donnés rendez-vous à leurs fans pour une soirée rock qui s'annonce intense.

On commence avec Lode Runner. Pas de chanteur, mais on s'en passe. La petite brunette qui s'époumone dans son trombone apporte une vrai touche d'originalité, mieux qu'une voix. Les pogoteurs du dimanche s'excitent pendant que le quatuor enchaîne les morceaux sans un mot. Mélodies simples et efficaces, rock groovy qui rappelle Civil Civic. Pas de batterie non plus, un des garçons agite ses petits doigts sur son pad à toute vitesse, un vrai robot, pas facile de tenir le rythme effréné imposé par le couple bass guitare. On tape du pied sans relâche. 

On trouve ce punk bien dansant mais un tantinet répétitif au bout d'une demi-heure mais le set se termine, ni trop long ni trop court.

Spasibo, le groupe qui nous intéressait le plus arrive. Nom simple (merci en russe), musique joyeusement tordu.

Après la lecture d'un court poème, les garçons balancent leur post punk. Ça saute de partout. Dès la première chanson, les filles du premier rang s'écroulent sur la batterie. La minuscule scène n'est pas assez grande et le batteur fait son taff dans la fosse, entouré des fans. Un joyeux bordel musical, ça part dans tout les sens mais les musiciens restent sereins. Un shoegaze avant-gardiste complètement déstructuré. On ne sait pas trop ce que le chanteur raconte, entre prières mystiques semblant invoquer les esprits et cris sauvages.

Fin du doux vacarme nihiliste. On se dit que c’est vraiment un groupe fait pour la scène, on reviendra. 

On se dit aussi qu’il faut que les russes apprennent à mettre du déo. On file rapidement, en regrettant de ne pas pouvoir rester pour le dernier groupe.



Feb 27, 2015

Pompeya - Moscou - 26/02/2015


Une jolie fille, une bière bien fraiche et un concert de rock indie. le goût des choses simples pour une bonne soirée. On est pas difficile chez Vocododo.

Hier soir, Pompeya était en concert au 16 Tons pour une soirée entre amis comme on dit. Entre plusieurs tournées aux US, le groupe russe donnait un show à Moscou, avant de sortir leur prochain album en avril. Salle rempli de hipster moscovite, public déjà conquis. 

Le groupe balance son set tropicool, basse funky, clavier disco, et riff de guitare sexy. Difficile de ne pas se dandiner, tout est bien ordonné, presque un peu trop. Il y a comme un air de vacances, on a envie de quitter ses chaussures, de sentir le sable fin entre ses orteils. Spasibo, spasibo, 1 heure et demi plus tard, les quatre garçons se retirent laissant nos oreilles orphelines, et les filles du premier rang se battent pour la tracklist.

            



Feb 9, 2015

L'Impératrice - Paris - 06/02/2015


Première fois que l'on met les pieds au Badaboum. Beaucoup de personnes nous en avaient parlé, et effectivement, la salle vaut le détour, hormis le fait d'avoir l'impression de craquer son PEL pour se payer un verre... Bref, on se met dans l'ambiance avec Dorian & The Dawn River qui assure la première partie, seul sur scène avec ses machines. La salle se remplit petit à petit, pour être pleine à craquer au moment où les cinq gaillards de L'Impératrice prennent place sur scène.

Deux synthés, guitare, basse, batterie, tout fonctionne, et les Parisiens envoient un missile à travers la fosse avec leur remix de Cerrone Je Suis Music. Une sorte d'alchimie s'opère sur scène entre les membres du groupe. Les titres s'enchainent, le public se lâche, passant d'une explosion musicale à des compositions plus calmes. Jusqu'à l'annonce du dernier titre de la soirée tiré de Sonate Pacifique. Problème, on en veut encore! Le public gueule jusqu'à ce que le quintet se décide à refaire son apparition pour jouer une composition un peu improvisée, mais qui tient bien la route avant que le groupe ne s'efface. Le badaboum passe ensuite en mode club, mais ça c'est une autre histoire...
 

Nov 5, 2014

Made In Taiwan - Paris - 17/10/2014


On a oublié de vous parler d’un truc cool.. même très cool ! Ça s’est passé un 17 octobre au Pop Up Du Label ! Il y avait Vendôme, il y avait Made In Taiwan, il y avait un bon petit public bien 70's, et puis il y avait nous….

Vendôme, groupe bien sympa et talentueux, humecte la salle de son electro-pop nantaise : on est arrosé de jeunesse et franchement c’est plaisant ! C’est l’heure de s’envoyer la petite lampée de rhum de circonstance… Quand soudain, on perçoit la fameuse bassline MIT ! Tout s’enchaîne, c’est précis, ça groove un max, et on décolle tous ensemble ! Le public du Pop Up est en apesanteur, comme suspendu au jeu endiablé du bassiste. On tape frénétiquement du pied, tandis que le chanteur place soigneusement sa voix entre deux embardées musicales. Ils ne sont que deux à occuper la scène, mais l'énergie qu'ils dégagent est puissante! Une dernière lampée de rhum et nous sortons du chaudron conquit, avec une envie sauvage de ne pas arrêter la soirée en si bon chemin...






Jul 25, 2014

Dour c'est l'Amour


Depuis 26 ans maintenant, le Dour Festival réunit des milliers de fêtards autour de styles musicaux des plus variés : pop, hardcore, rock, hip-hop, metal, drum and bass, electro, reggae ou techno. Dour est inclassable. Ni « mainstream », ni confidentiel (200 000 personnes ont arpenté les allées de l’évènement cette année, et les têtes d’affiche sont au rendez-vous), il est le seul à afficher un tel éclectisme, et avec une telle ampleur.

Pour cette édition 2014, je me suis rendu à Dour. Et à l’heure où j’écris ces lignes, je ne m’en suis toujours pas remis. J’ai proposé mon récit à Vocododo, dont je suis lecteur assidu.


Arrivée

En arrivant à Dour avec mon billet « 4 jours + Camping », j’ai vite compris qu’ici la fête ne débute pas avec l’ouverture de la programmation officielle. Le camping ouvre le mercredi matin. Et il est bondé… dès le mercredi matin. Arriver tranquillement le jeudi en fin de matinée c’est avoir la certitude de trouver une place pour sa tente au bout du dernier camping, à plus de deux kilomètres des scènes…

Le paysage est saisissant. Cette année 40000 campeurs seront présents chaque soir dans ce qui s’apparente à une ville faite de tentes (il y en a à perte de vue), de chapiteaux, et d’installations modestes abritant les sanitaires et les échoppes permettant de se rassasier.


Sous un soleil de plomb, en ce jeudi matin, les festivaliers se préparent à vivre 4 jours intenses. Je comprends vite ce qu’est Dour : un festival à l’ancienne, authentique, dur, abrupt, dont le seul est unique but est de profiter d’une programmation pointue.

Jour 1

Il fait 35 degrés à l’ombre aujourd’hui, et il ne devient réellement supportable d’assister au concert qu’à partir de la fin d’après-midi, sous peine de bouillir devant la « main stage » ou sous les chapiteaux des autres scènes qui l’entourent.

Le concert de Chet Faker est le premier auquel j’assiste. Une manière agréable de commencer à se mettre dans le bain, en se laissant bercer par la voie douce et sensible de cet australien connu pour avoir déjà collaboré sur des morceaux de Flume ou de Say Lou Lou. Sous le Dance Hall, la foule compacte et transpirante l’écoute réciter son premier album, Built On Glass, sorti en avril : une ode aux hipsters. Chet Faker et son Down Tempo de qualité ont malheureusement du mal à nous sortir de la léthargie dans laquelle la chaleur nous a plongé. Tout de même très bon.

  

Dehors, les métalleux de Soulfly entame leur show. Même si ce n’est pas pour eux que je suis venu, je dois avouer que l’agitation des fans qui n’en finissent plus de tourner en rond devant la scène donne aux pogos un côté très esthétique.

Pour moi ce ne sera qu’une pause à l’air libre, avant de retourner dans la fournaise du Dance Hall découvrir le nouveau Live Band de Bondax. Ces jeunes DJ déjà bien installé ont surpris par leur capacité à proposer quelque chose d’unique et surprenant.


22h. Darkside ou The Subs. L’heure du dilemme. Je ne raterai pas Darkside, mais un pressentiment m’incite à aller voir les Belges jouer à domicile.

Banco. La prestation de The Subs est peut-être la meilleure de cette première journée. Un festival de n’importe quoi, de show débridé, et de bain de foule. Une foule elle aussi déjantée à l’image du fou qui escaladera la structure métallique du chapiteau jusqu’à réaliser des figures acrobatiques à une quinzaine de mètre au dessus des milliers de festivaliers groupés en dessous… The Subs commence le concert derrière un filet qui disparaitra ensuite pour nous permettre de voir l’effet kaléidoscopique du décor de fond, et laisser Jeroen de Pessemier se jeter dans la foule ou se balader sur sa scène mobile. "The face of the planet", "Fuck that shit", les tubes s’égrènent, à l’exception du désormais classique “Pope of Dope” que Party Harder est trop bourré ce soir pour chanter. On en prend plein la vue. Une valeur sûre.




Je quitte le DanceHall pour assister à la fin du concert de Darkside en me frayant un passage jusqu’à la petite maison. Juste le temps pour moi de goûter aux beats ralentis, aux riffs bien placés, et aux envolées complètement perchés. Les compositions particulièrement efficaces de Nicolas Jaar et Dave Harrington sont finalement assez rock. Il faudra les revoir.



Après la Down Tempo de Chet Faker, voici celle de Bonobo, sur la main stage. Les festivaliers sont nombreux à s’être massés ici pour écouter le set du DJ anglais, dont je trouve qu’il manque de tonus.

Evitant soigneusement le « Harlem Shake » de Baauer, je finis cette première journée avec Gramatik. Sa musique inclassable et incroyablement variée me prend au trippes : funk, jazz, soul, beats épurés et scratchs hallucinants.

Il est 2h, il fait enfin un peu plus frais, je regagne le camping. Certains y feront la fête toute la nuit, aidée par les nombreuses pilules qui circulent et par les basses qui raisonnent toujours au loin.

Jour 2

La chaleur est encore plus accablante que la veille. Sur le chemin pour me rendre à la scène, je croise un convoi de pompiers filant à vive allure. J’apprends quelques heures plus tard que l’un des « nôtre » ne rentrera pas chez lui, emporté cette nuit par les excès de la veille. Après un moment de flottement et une panique du côté des organisateurs, la fête bat de nouveau son plein.

Je brave la chaleur pour aller danser sur les mélodies mystiques de Slow Magic. Il faut voir ce magicien vaudou sur scène, caché derrière son masque à plume, et tapant de toutes ses forces sur ses percussions comme sur les boutons de ses boites à rythme. Je suis subjugué. Corvette Cassette rassemblera dans le même rêve les festivaliers présents.




Je reviens beaucoup plus tard du côté de la petite maison dans la prairie pour voir ce que peut donner la pop-rock de Klaxons. Le côté sage et les rythmes bien huilés des londoniens me feront bouger un peu sans me transcender totalement. Heureusement qu’ils n’ont pas joué que le dernier album…

Je poursuis avec une viré du côté de chez Bakermat dont le set est diffusé un peu plus loin par un mur d’enceintes au milieu d’une foule immense. Toujours aussi entêtantes, les mélodies jazzy du DJ palissent d’un set assez aseptisé qu’on aurait voulu plus vivant avec par exemple un saxo live comme Gramatik l’avait osé la veille.


Jour 3

L’orage approche de la plaine de Dour, rafraichissant un peu l’atmosphère. De mémoire de festivaliers, jamais nous n’avions autant attendu la pluie. Vient alors une question : Dour en mode canicule est-il préférable à Dour dans la boue ?

Le programme de la Main Stage fait la part belle aux grosses têtes d’affiche : Cypress Hill, Girls in Hawaii et The Hives. Les premiers sont très convaincants et me font oublier un instant mon aversion au rap. Les seconds font toujours office de somnifère. Quant à Pelle Almqvist, il fait le show quitte à en faire des tonnes et baratiner allègrement avec le public entre chaque « tubes ».

Suivant d’assez loin ces concerts, je profite de cette journée pour me reposer, avec pour principal objectif de ne rien manquer des concerts de Rone et de Clark, seuls événements majeurs selon moi pour ce troisième jour de festival.

Rone est passé il y a quelques temps à Paris au Showcase pour un live incroyable qui m’a donné envie de voir ce que ça donne avec beaucoup plus de monde. En arrivant au Dance Hall je reconnais sa table de mixage blanche aux motifs futuristes. Puis arrive celui qui ne propose son électro enjouée qu’en live. Apache raisonne comme un signe de ralliement. Les variations de So So So mettent la salle en apesanteur. La petite mélodie de Parade trouve son écho dans le bruit de la pluie qui commence à s’abattre à l’extérieur. Bye Bye Macadam raisonne majestueusement. Pas de Bora Vocal aujourd’hui, apparemment rarement présente en set list (elle aurait sans doute été saccagée). L’artiste et sa timidité légendaire quitte l’estrade, laissant un vide douloureux. Les commentaires en fin de concert sont unanimes : Rone c’est grand, c’est élégant.




Petit tour sur la Cannibal Stage habituellement réservée à la programmation métal pour écouter la techno tribale de Clark, un mentor de Rone par son avant-gardisme. Ici cependant, la musique est plus agressive et plus sombre. Une superbe manière de clore cette troisième journée.

Jour 4

Il va falloir tenir la distance… Connan Mockasin, Kaiser Chief, Phoenix, Daniel Avery, Boys Noize et Mr. Oizo pour clôturer ces quatre jours de bonheur. Même avec l’alcool aidant, il va falloir doser son énergie.
L’électro-pop psychédélique de Connan Mockasin, qualifiée de « chimérique et déjantée » par les programmateurs, est une bonne mise en jambe. J’ai particulièrement aimé le rendu Live de Forever Dolphin Love. Look de hippie, chemise bariolée, longue chevelure blonde, Connan Mockasin propose quelque chose de chaud, de doux et de tourmenté. A voir !


A la nuit tombée, Kaiser Chief s’apprête à enflammer la Main Stage. Les anglais mettent un peu de temps à se chauffer mais Ruby est un bonheur que l’on ne saurait rater. Les Kaiser ont dix ans, ils sont maintenant bien installés. La foule devant la scène est immense.



A peine une heure pour se reposer avant la prestation de Phoenix qui aura marqué le festival. J’ai alors l’impression que les Versaillais sont ceux qui mobilisent le plus depuis de début du festival. Devant la Main Stage, la foule s’étale à perte de vue.

Des images du château de Versailles sont projetées en fond de scène, déclenchant l’hystérie des fans. Puis les membres du groupe s’avancent et entament « Entertainment ». La grande scène sonne très bien pour la première fois du week-end, et les Phoenix déroulent leurs classiques. Le public se rend alors compte qu’il connait plus ou moins tous les tubes d’un groupe qui prend finalement de l’âge. Thomas Mars, visiblement ivre, ne rechigne pas devant l’effort et part à plusieurs reprises prendre quelques bains de foule pendant des ponts instrus savamment orchestrés. Au terme d’un live de qualité, les musiciens quittent la scène comme ils sont venus, sans en faire trop.




La pluie arrive en même temps que Boys Noize, rendant son set encore plus chaotique et violent. La foule est déchaînée et brandit les smileys en carton qui ont été distribués.  XTC sert d’introduction. Les animations projetées en fond de scène rajoutent au caractère « grande messe » du concert. Rapidement & Down ou encore Jeffer raisonnent. Les festivaliers se moquent bien de la pluie qui n’arrivera pas à gâcher la fête, bien au contraire. A quelques heures de la fin du festival, les corps se bousculent comme dans un état second.




En fin de concert, les spectateurs de la grande scène se déplacent comme un seul homme vers le DanceHall pour ne pas rater une miette de ce que va nous proposer Mr Oizo. Sous un chapiteau absolument bondé, et avec une régie utilisant un éclairage blanc des plus simplistes, on ne sait plus si l’on est à Dour ou à Friedrichshain. Ce dont on est sûr, c’est que l’on est des animaux, et Quentin Dupieux doit avoir l’impression de remuer sa bière avec un batteur électrique en voyant la foule se diriger, se balancer, et s’entrechoquer selon la mécanique des fluides. L’état d’esprit est le suivant : c’est le dernier concert, si on se casse un truc, on ne ratera rien et on rentrera plus vite en ambulance…



Lorsque les dernières enceintes s’éteignent, c’est comme un rêve qui prend fin. On se sentait à bout de fatigue il y a 3h, et là on a simplement envie de continuer. Pourtant, il faut bien finir par se résigner et rentrer au camping, en admirant le levé de soleil.

Départ

En partant, j’ai la sensation d’abandonner mes 40000 amis du camping. Reste le sentiment d’avoir vécu un grand défouloir avec des gens qui parlent le même langage : celui de la musique et de la fête. Et puis en 2015 on a décidé que ça durerait 5 jours. Juste pour se voir peu plus longtemps.

May 4, 2013

Gorodok Chekistov - Kiev - 23/03/13


Kiev, un dimanche soir de mars. Ce weekend, la ville a été recouverte d’une épaisse couche de neige et dans une cave du centre Городок Чекистов (Gorodok Chekistov) se prépare à monter sur scène. Le Art Club 44 est presque vide, la ville est quasiment paralysée et les transports sont rares. 60 centimètres de neige sont tombés en 48 heures.

Les 5 garçons d’Iekaterinbourg s’en foutent, ils n’ont pas fait 2000 km pour rien. Ils n’ont aucun style, et des têtes de russes normales. Une normalité et une banalité que l’on retrouve dans leur musique. Une coldwave en noir et blanc, qui fait penser à la sale boue dans laquelle on patauge quand la neige fond. Ils n’en font pas des tonnes, ils sont simples, humbles, efficaces et directes. La salle ne s’embrase pas mais le public est attentif. Une dizaine de morceaux s’enchainent. Pas de répit, juste le temps de boire une pinte et de se bourrer les oreilles de bons sons post punk.

Pas de chance pour la neige.

Il est 22h, on est dimanche soir, il fait -7 °C et demain c’est reparti pour un tour…

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Kiev, a March Sunday evening. This weekend, the city was covered with a thick layer of snow and in a downtown cellar, Городок Чекистов (Gorodok Chekistov) prepare themselves to go on stage. The Art Club 44 is almost empty because the city is almost paralyzed and transport are rare. 60 centimeters of snow fell during the last 48 hours.

The 5 boys from Yekaterinburg do not care, they did not travel 2000 km for nothing. They have no style, they just look as average Russian. We find this normality and banality in their music. A black and white coldwave, reminiscent of the dirty mud in which we flounder when the snow melts. They do not pretend to be stars, they are simple, humble, effective and direct. The room does not flare but the public is attentive. Ten songs, more or less, with no breaks. No rest, just enough time to drink a pint and to fill our ears with good post punk sounds.

Bad luck for the snow.

22:00 pm, Sunday evening, -7 °C...

Dec 23, 2012

Motorama - Paris - 22/11/2012


C’était fin novembre, la température approchait timidement les 5°. Le rendez-vous était pris au bord du canal saint martin, devant le Point Ephémère. Des personnes cherchent à acheter des places au marché noir, on entre directement dans la salle déjà bien remplie.

Le groupe AV est là pour assurer la première partie, on se dirige rapidement vers le bar pour faire l’appoint.
Profitant de l’interlude, on se faufile dans la foule compacte pour être aux premières loges.

L’air de rien, Vladislav, Maxim, Irene, Alexander et Roman montent sur scène et s’accordent tranquillement, en esquissant la mélodie de Sometimes. La machine Motorama se met alors rapidement en route et enchaîne les titres, notamment ceux de Calendar, leur dernier album en date. Un petit frisson nous parcours le corps sur les premières notes de Empty Beds. On se sent aspiré dans un vortex sans fin et on se laisse aller, bercer par la voix du chanteur, et les mélodies jouées à la guitare. C’est comme si un rayon de soleil avait réussi à pénétrer dans l’obscure salon de Ian Curtis.

Le set s’intensifie au fur et à mesure. Vladislav, se délestant de sa guitare, se démène dans tous les sens, assurant le show tandis qu’Irene place soigneusement sa ligne de basse. On sent la fin approcher. Petite piqûre de rappel, puis le rideau tombe. Le public salue comme il se doit la prestation du groupe et ils le méritent !

Chez vocododo, on vous recommande d’aller les voir sur scène, vous ne le regretterez pas !



It was at the end of November, the temperature approached timidly 5 °. The appointment was made ​​near the Saint Martin canal, before Le Point Ephemere. People trying to buy tickets on the black market, we go directly into the concert hall already filled.

The band AV ensures the first part, we quickly headed to the bar for filling up.
Taking advantage of the interlude, we sneak into the packed crowd to be at the front row.

Seemingly effortless, Vladislav, Maxim, Irene Alexander and Roman go on stage and tune themdelves their instruments, sketching the melody of Sometimes. The Motorama machine then starts and chaining songs, including Calendar, their latest album. A small shiver run our body on the first notes of Empty Beds. We feel drawn into an endless vortex and we let go, lulled by the singer's voice and the melodies on the guitar. It is as if a sunbeam had managed to enter into the dark room of Ian Curtis.

The set intensifies progressively. Vladislav, shedding his guitar, struggles in all directions, ensuring the show while Irene carefully places his bass line. We feel the end approaching. Small booster shot, and then the curtain falls. The public greet as they should the delivery of the band and they deserve it!

At vocododo, we recommend you to go see them live, you will not regret it!


  




crédit photo: Happiness In Uppsala

Jun 12, 2012

Duchess Says - Paris - 9/06/12


On le sait, les concerts de Duchess Says sont toujours très animés… 

Samedi, au Nouveau casino, on n’a pas été déçu. Entre body surfing, douche de bière et karaoké improvisé, Annie-Claude Deschênes, la chanteuse du groupe québécois (qui semblait vraiment être sur une autre planète) a su faire vibrer l’audience. Les quatre adorateurs de la perruche ont joué pendant près d’une heure, puisant leurs morceaux dans leurs deux albums, Anthologie Des 3 Perchoirs et In a Fung Day T!. C’était lourd et intense, c'était du moog rock… 

On vous avait parlé du dernier opus ici!

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We know it; Duchess Says’ gigs are never quite… 

Saturday at Le Nouveau Casino, we were not disappointed. Between body surfing, beer shower and improvised karaoke, Annie-Claude Deschênes, the Quebec singer has managed to excite the hearing Picking songs in their two album, Anthologie Des 3 Perchoirs and In a Fung Day T!, they played during one hour. It was rough and intensive…

We talked about their latest album here!


     Credit photo: David Fathi

Nov 20, 2011

Casiokids - Paris - 18/11/11

On avait toujours rêvé de découvrir ce que donne Casiokids en live. On a donc décidé hier d’aller à leur concert au Petit Bain à Paris. 

Unknown Mortal Orchestra faisait la première partie. Ces trois garçons de Nouvelle Zélande avaient conscience que la majorité des gens était venu pour Casiokids (à part quelques compatriotes). Qu’importe, même s’ils étaient un peu timides, ils jouaient fort. Malheureusement, il semble que personne n’ait pensé à brancher le micro du chanteur… 

Et nos six norvégiens sont apparus. Avec de grands sourires, et une forte complicité, ils ont commencé à jouer leur entrainante musique. Refrain après refrain, les gens étaient de plus en plus excités. Ils échangeaient leurs instruments après presque chaque chansons, montrant qu’ils sont habitués à faire des tournées ensemble pour ravir leurs fans. Empruntant des chansons de chacun des albums jusqu’à l’explosion finale avec Fot I Hose, ils ont conquis le cœur du publique sans trop de peine. 

Aujourd’hui je prends ma première leçon de norvégien ! 

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We had always dreamt to discover how Casiokids sounds like in live, so yesterday, we decided to go to their concert at Le Petit Bain, in Paris. 

Unknown Mortal Orchestra was opening for them. These guys from New Zealand were conscious that most of the people were here for Casiokids. Anyway, even if they were a little bit shy, they were playing loudly. Unfortunately, it seems that no one plugged the singer’s microphone… 

And our six Norwegian guys appeared. With big smiles and a deep complicity they start to play their dynamic music. Chorus after chorus, people were more and more exiting. They were exchanging their instruments after almost each song showing that they are used to toured together to delight their fans. Taking songs from different albums until the final explosion with Fot I Hose, they seduced the audience without any problem. 

Today I am taking my first Norwegian lesson!

Casiokids:






Unknown Mortal Orchestra: