Jul 31, 2014

Bands Selection #7 - Sans Sebastien


Quand on avait demandé à Cyril, à la fin du concert de Sans Sébastien au Motel, de nous faire une Bands Selection, il avait tout de suite été emballé par l'idée. Le Parisien m'avait prévenu: "ça va te surprendre!" Effectivement, Cyril et Nicolas nous ont sélectionné aussi bien des classiques (France Gall, Gazebo, Lio), que des productions plus récentes et indés (Le Couleur, Caspian Pool). Vous l'aurez compris, il y en a pour tous les goûts!



When asked Sans Sebastien making us a Bands Selection, they were immediately excited about the idea. Parisiens had warned me: "It will surprise you!" Indeed, Cyril and Nicolas have selected both conventional tracks (France Gall, Gazebo, Lio), as more rescent and indie productions (The Color, Caspian Pool). As you can see, there is one for everyone taste!


Cyril


Saint Etienne - How we used to live
Un morceau hallucinant, j’adore sa construction c’est une vraie épopée pop comme je rêve qu’on en fasse pour Sans Sebastien. La voix de Sarah Cracknell est sublime et ça vous déchire le cœur quand elle chante « sail away ». J’ai du mal à comprendre le peu d’intêret des médias en France (à part magic) pour un groupe si essentiel.




Lio - J’obtiens toujours tout ce que je veux
Les trois premiers albums de Lio sont géniaux et peu de gens s’en rendent compte ou s’en rappellent. Cette chanson est un équilibre parfait entre le son d’hier et celui d’aujourd’hui. Son premier album dont ce morceau fait partie n’a pas pris une ride.




Tori Amos - Black Dove
Ma voix préférée, ce titre est pour moi comme une berceuse traversée par de violents orages. J’aimerais bien qu’on arrive à maltraiter certaines de nos chansons de la sorte, faire craquer le vernis. Oui pour moi c’est ça Tori (à ses débuts) un volcan qui eructe et qui jaillit quand on ne s’y attend pas.



Le couleur - Vacances 87
Un coup de cœur découvert sur la liste de noël du label canadien poulet neige. (Depuis on est sur le même label la bas :Lisbon lux records.) Cette chanson groove à mort et c’est un tube en puissance. J’adore la voix et le charisme sur scène de Laurence la chanteuse, elle a la classe. Un groupe aventureux courageux, différent et talentueux. J’ai parfois l’impression que même dans l’indé aujourd’hui on est dans une forme de bien pensant, ce qu’il faut faire ou pas pour être cool ou signé ou accepté dans un milieux. Eux arrivent a garder une forme de spontanéité et évitent ce piège avec brio !




Caspian Pool : right or wrong. Cyril
A la première écoute de ce morceau , j’ai tout de suite su que je souhaitais travailler avec eux (ils ont produit et remixé sous ma jupe). Il y a une intelligence et une vraie sensibilité dans la manière de digérer et retranscrire leurs influences. Ce morceau est énorme et parfait. Ce sont des vrais producteurs ! J’aime leur approche de la musique, on a énormément de gouts en commun. J’ai entendu leur album à sortir il est génial !



Nicolas:


France Gall - Christiansen
LA chanson des vacances.



Gazebo - I like Chopin
Une chanson qui parle de Chopin avec un gimmick au piano qui n’est pas du Chopin : l’art du trompe-l’œil dans toute sa splendeur.




Orlane Paquin - Le train de 10h03
La deuxième plus belle chanson du monde (choisissez celle que vous souhaitez en n°1)



Annie philippe - Le Mannequin
Das Model version bleu blanc rouge.




Laurie Johnson - Minor Bossa Nova.Nicolas
Plusieurs de nos passions réunies dans une simple Face B du 45 tours de la BO de "The Avengers" : la pop orchestrale des années 60 (violons langoureux, xylophones primesautiers, cuivres chatoyants), la nonchalance de la bossa nova, et la mélancolie du mode mineur.

Jul 30, 2014

Francky Vincent - Fruit de la Passion (L'Equipe du Son Rework)


Ouai ouai, t'assumes pas mais toi aussi tu as déjà danser sur un son de Francky Vincent. Chanson ridicool, paroles mythiques. L'edit de L'Equipe Du Son est chaud et bien funky. Du nu-disco bien kitsch mais on aime.

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L'Equipe Du Son made a fresh rework of a classic' summer hit in France. The kind of song that people are usually ashamed to listen to, but with this edit... not anymore. Kitsch but delicious nu-disco.

Ou sont les filles ? - Mon Bain


Aujourd'hui, on découvre la fraicheur érotique de la pop des parisiens de Ou sont les filles?. Dans Mon Bain, la voix sensuel de Anne-Camille caresse une musique estivale, une mélodie qui sent la lavande et qui donne envie de déplier son transat'. On pense aussi aux bordelais de Pendentif, en plus coquin. 

Dim Sum booste le titre avec un remix qui est loin d’être platonique. 

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Today, we discover the erotic freshness of the French pop made by the Parisians band Ou sont les filles? (Where are the girls?). In Mon Bain, The sensual voice of Anne-Camille caress a summer music, a melody that smells lavender and makes you want to unfold your deck chair. It reminds us Pendentif from Bordeaux, more naughty. 

Dim Sum boosts the track with a remix that is also not very platonic. We love.

Munk - Happiness Juice


On continue notre série sur l'été en vous parlant aujourd'hui d'un petit cocktail musical qui nous a pas mal séduit. C'est frais, acidulé, ça explose en bouche! Il faut dire qu'on a l'habitude d'être régalé avec Munk, allemand vivant à Marseille qui nous offre ici une alliance très sympa de new-disco berlinois et de détente provençale.

Un mois avant la sortie de son EP le 25 août, le patron du label Gomma a assorti le premier extrait de son prochain EP, Happiness Juice, d'un clip coloré qui rend l'attente compliquée!


Let's continue to talk about summer. Here is the cool musical cocktail we were just waiting for this summer. It's fresh, sweet and refreshing! Munk, a German artist living un Marseille is familiar with this kind of dancing Nu-Disco and perfectly mixes sounds from Berlin with the provencal way of life.

Here is a colored video that will make difficult to wait for the release of his next EP, Happiness Juice, on the 25th of August!

Jul 29, 2014

Mehari - All This Time EP


Mehari, ce nom résonne comme une ode aux vacances sur les plages de la Côte d'Azur. C'est sous ce pseudonyme qu'a décidé de ce présenter ce trio originaire de Toulouse. Ils viennent de sortir All This Time, un EP léger, qui vous fera chavirer dans vos rêves les plus lointains. Trois pistes riches en émotions, qu'on pourrait se passer en boucle...



Mehari, this name sounds like an ode to holiday on the beaches of the French Riviera. Under this pseudonym, there is a french trio. They just released All This Time, a slight EP, which will upset you in your most distant dreams. Three tracks full of emotion, which we could listen to again and again...

Jul 27, 2014

Walter Sobcek - Midnight Crush (Featuring Mereki)


Walter Sobcek est un duo parisien qu'on vous a déjà présenté dans nos playlists. 80's vibe et lignes de basse accrocheuses. Le genre de musique qu'on écoute avec ses lunettes de soleil.

Ils ont sorti un clip assez originel et plutôt bien foutu il y a quelques jours. Ici !

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Walter Sobcek is a parisian duo that we already introduced you through our playlists. 80's vibe and catchy bass lines. The kind of music that you listen with your sunglasses

They released a pretty original clip and rather well built a few days. Here!


Jul 25, 2014

Dour c'est l'Amour


Depuis 26 ans maintenant, le Dour Festival réunit des milliers de fêtards autour de styles musicaux des plus variés : pop, hardcore, rock, hip-hop, metal, drum and bass, electro, reggae ou techno. Dour est inclassable. Ni « mainstream », ni confidentiel (200 000 personnes ont arpenté les allées de l’évènement cette année, et les têtes d’affiche sont au rendez-vous), il est le seul à afficher un tel éclectisme, et avec une telle ampleur.

Pour cette édition 2014, je me suis rendu à Dour. Et à l’heure où j’écris ces lignes, je ne m’en suis toujours pas remis. J’ai proposé mon récit à Vocododo, dont je suis lecteur assidu.


Arrivée

En arrivant à Dour avec mon billet « 4 jours + Camping », j’ai vite compris qu’ici la fête ne débute pas avec l’ouverture de la programmation officielle. Le camping ouvre le mercredi matin. Et il est bondé… dès le mercredi matin. Arriver tranquillement le jeudi en fin de matinée c’est avoir la certitude de trouver une place pour sa tente au bout du dernier camping, à plus de deux kilomètres des scènes…

Le paysage est saisissant. Cette année 40000 campeurs seront présents chaque soir dans ce qui s’apparente à une ville faite de tentes (il y en a à perte de vue), de chapiteaux, et d’installations modestes abritant les sanitaires et les échoppes permettant de se rassasier.


Sous un soleil de plomb, en ce jeudi matin, les festivaliers se préparent à vivre 4 jours intenses. Je comprends vite ce qu’est Dour : un festival à l’ancienne, authentique, dur, abrupt, dont le seul est unique but est de profiter d’une programmation pointue.

Jour 1

Il fait 35 degrés à l’ombre aujourd’hui, et il ne devient réellement supportable d’assister au concert qu’à partir de la fin d’après-midi, sous peine de bouillir devant la « main stage » ou sous les chapiteaux des autres scènes qui l’entourent.

Le concert de Chet Faker est le premier auquel j’assiste. Une manière agréable de commencer à se mettre dans le bain, en se laissant bercer par la voie douce et sensible de cet australien connu pour avoir déjà collaboré sur des morceaux de Flume ou de Say Lou Lou. Sous le Dance Hall, la foule compacte et transpirante l’écoute réciter son premier album, Built On Glass, sorti en avril : une ode aux hipsters. Chet Faker et son Down Tempo de qualité ont malheureusement du mal à nous sortir de la léthargie dans laquelle la chaleur nous a plongé. Tout de même très bon.

  

Dehors, les métalleux de Soulfly entame leur show. Même si ce n’est pas pour eux que je suis venu, je dois avouer que l’agitation des fans qui n’en finissent plus de tourner en rond devant la scène donne aux pogos un côté très esthétique.

Pour moi ce ne sera qu’une pause à l’air libre, avant de retourner dans la fournaise du Dance Hall découvrir le nouveau Live Band de Bondax. Ces jeunes DJ déjà bien installé ont surpris par leur capacité à proposer quelque chose d’unique et surprenant.


22h. Darkside ou The Subs. L’heure du dilemme. Je ne raterai pas Darkside, mais un pressentiment m’incite à aller voir les Belges jouer à domicile.

Banco. La prestation de The Subs est peut-être la meilleure de cette première journée. Un festival de n’importe quoi, de show débridé, et de bain de foule. Une foule elle aussi déjantée à l’image du fou qui escaladera la structure métallique du chapiteau jusqu’à réaliser des figures acrobatiques à une quinzaine de mètre au dessus des milliers de festivaliers groupés en dessous… The Subs commence le concert derrière un filet qui disparaitra ensuite pour nous permettre de voir l’effet kaléidoscopique du décor de fond, et laisser Jeroen de Pessemier se jeter dans la foule ou se balader sur sa scène mobile. "The face of the planet", "Fuck that shit", les tubes s’égrènent, à l’exception du désormais classique “Pope of Dope” que Party Harder est trop bourré ce soir pour chanter. On en prend plein la vue. Une valeur sûre.




Je quitte le DanceHall pour assister à la fin du concert de Darkside en me frayant un passage jusqu’à la petite maison. Juste le temps pour moi de goûter aux beats ralentis, aux riffs bien placés, et aux envolées complètement perchés. Les compositions particulièrement efficaces de Nicolas Jaar et Dave Harrington sont finalement assez rock. Il faudra les revoir.



Après la Down Tempo de Chet Faker, voici celle de Bonobo, sur la main stage. Les festivaliers sont nombreux à s’être massés ici pour écouter le set du DJ anglais, dont je trouve qu’il manque de tonus.

Evitant soigneusement le « Harlem Shake » de Baauer, je finis cette première journée avec Gramatik. Sa musique inclassable et incroyablement variée me prend au trippes : funk, jazz, soul, beats épurés et scratchs hallucinants.

Il est 2h, il fait enfin un peu plus frais, je regagne le camping. Certains y feront la fête toute la nuit, aidée par les nombreuses pilules qui circulent et par les basses qui raisonnent toujours au loin.

Jour 2

La chaleur est encore plus accablante que la veille. Sur le chemin pour me rendre à la scène, je croise un convoi de pompiers filant à vive allure. J’apprends quelques heures plus tard que l’un des « nôtre » ne rentrera pas chez lui, emporté cette nuit par les excès de la veille. Après un moment de flottement et une panique du côté des organisateurs, la fête bat de nouveau son plein.

Je brave la chaleur pour aller danser sur les mélodies mystiques de Slow Magic. Il faut voir ce magicien vaudou sur scène, caché derrière son masque à plume, et tapant de toutes ses forces sur ses percussions comme sur les boutons de ses boites à rythme. Je suis subjugué. Corvette Cassette rassemblera dans le même rêve les festivaliers présents.




Je reviens beaucoup plus tard du côté de la petite maison dans la prairie pour voir ce que peut donner la pop-rock de Klaxons. Le côté sage et les rythmes bien huilés des londoniens me feront bouger un peu sans me transcender totalement. Heureusement qu’ils n’ont pas joué que le dernier album…

Je poursuis avec une viré du côté de chez Bakermat dont le set est diffusé un peu plus loin par un mur d’enceintes au milieu d’une foule immense. Toujours aussi entêtantes, les mélodies jazzy du DJ palissent d’un set assez aseptisé qu’on aurait voulu plus vivant avec par exemple un saxo live comme Gramatik l’avait osé la veille.


Jour 3

L’orage approche de la plaine de Dour, rafraichissant un peu l’atmosphère. De mémoire de festivaliers, jamais nous n’avions autant attendu la pluie. Vient alors une question : Dour en mode canicule est-il préférable à Dour dans la boue ?

Le programme de la Main Stage fait la part belle aux grosses têtes d’affiche : Cypress Hill, Girls in Hawaii et The Hives. Les premiers sont très convaincants et me font oublier un instant mon aversion au rap. Les seconds font toujours office de somnifère. Quant à Pelle Almqvist, il fait le show quitte à en faire des tonnes et baratiner allègrement avec le public entre chaque « tubes ».

Suivant d’assez loin ces concerts, je profite de cette journée pour me reposer, avec pour principal objectif de ne rien manquer des concerts de Rone et de Clark, seuls événements majeurs selon moi pour ce troisième jour de festival.

Rone est passé il y a quelques temps à Paris au Showcase pour un live incroyable qui m’a donné envie de voir ce que ça donne avec beaucoup plus de monde. En arrivant au Dance Hall je reconnais sa table de mixage blanche aux motifs futuristes. Puis arrive celui qui ne propose son électro enjouée qu’en live. Apache raisonne comme un signe de ralliement. Les variations de So So So mettent la salle en apesanteur. La petite mélodie de Parade trouve son écho dans le bruit de la pluie qui commence à s’abattre à l’extérieur. Bye Bye Macadam raisonne majestueusement. Pas de Bora Vocal aujourd’hui, apparemment rarement présente en set list (elle aurait sans doute été saccagée). L’artiste et sa timidité légendaire quitte l’estrade, laissant un vide douloureux. Les commentaires en fin de concert sont unanimes : Rone c’est grand, c’est élégant.




Petit tour sur la Cannibal Stage habituellement réservée à la programmation métal pour écouter la techno tribale de Clark, un mentor de Rone par son avant-gardisme. Ici cependant, la musique est plus agressive et plus sombre. Une superbe manière de clore cette troisième journée.

Jour 4

Il va falloir tenir la distance… Connan Mockasin, Kaiser Chief, Phoenix, Daniel Avery, Boys Noize et Mr. Oizo pour clôturer ces quatre jours de bonheur. Même avec l’alcool aidant, il va falloir doser son énergie.
L’électro-pop psychédélique de Connan Mockasin, qualifiée de « chimérique et déjantée » par les programmateurs, est une bonne mise en jambe. J’ai particulièrement aimé le rendu Live de Forever Dolphin Love. Look de hippie, chemise bariolée, longue chevelure blonde, Connan Mockasin propose quelque chose de chaud, de doux et de tourmenté. A voir !


A la nuit tombée, Kaiser Chief s’apprête à enflammer la Main Stage. Les anglais mettent un peu de temps à se chauffer mais Ruby est un bonheur que l’on ne saurait rater. Les Kaiser ont dix ans, ils sont maintenant bien installés. La foule devant la scène est immense.



A peine une heure pour se reposer avant la prestation de Phoenix qui aura marqué le festival. J’ai alors l’impression que les Versaillais sont ceux qui mobilisent le plus depuis de début du festival. Devant la Main Stage, la foule s’étale à perte de vue.

Des images du château de Versailles sont projetées en fond de scène, déclenchant l’hystérie des fans. Puis les membres du groupe s’avancent et entament « Entertainment ». La grande scène sonne très bien pour la première fois du week-end, et les Phoenix déroulent leurs classiques. Le public se rend alors compte qu’il connait plus ou moins tous les tubes d’un groupe qui prend finalement de l’âge. Thomas Mars, visiblement ivre, ne rechigne pas devant l’effort et part à plusieurs reprises prendre quelques bains de foule pendant des ponts instrus savamment orchestrés. Au terme d’un live de qualité, les musiciens quittent la scène comme ils sont venus, sans en faire trop.




La pluie arrive en même temps que Boys Noize, rendant son set encore plus chaotique et violent. La foule est déchaînée et brandit les smileys en carton qui ont été distribués.  XTC sert d’introduction. Les animations projetées en fond de scène rajoutent au caractère « grande messe » du concert. Rapidement & Down ou encore Jeffer raisonnent. Les festivaliers se moquent bien de la pluie qui n’arrivera pas à gâcher la fête, bien au contraire. A quelques heures de la fin du festival, les corps se bousculent comme dans un état second.




En fin de concert, les spectateurs de la grande scène se déplacent comme un seul homme vers le DanceHall pour ne pas rater une miette de ce que va nous proposer Mr Oizo. Sous un chapiteau absolument bondé, et avec une régie utilisant un éclairage blanc des plus simplistes, on ne sait plus si l’on est à Dour ou à Friedrichshain. Ce dont on est sûr, c’est que l’on est des animaux, et Quentin Dupieux doit avoir l’impression de remuer sa bière avec un batteur électrique en voyant la foule se diriger, se balancer, et s’entrechoquer selon la mécanique des fluides. L’état d’esprit est le suivant : c’est le dernier concert, si on se casse un truc, on ne ratera rien et on rentrera plus vite en ambulance…



Lorsque les dernières enceintes s’éteignent, c’est comme un rêve qui prend fin. On se sentait à bout de fatigue il y a 3h, et là on a simplement envie de continuer. Pourtant, il faut bien finir par se résigner et rentrer au camping, en admirant le levé de soleil.

Départ

En partant, j’ai la sensation d’abandonner mes 40000 amis du camping. Reste le sentiment d’avoir vécu un grand défouloir avec des gens qui parlent le même langage : celui de la musique et de la fête. Et puis en 2015 on a décidé que ça durerait 5 jours. Juste pour se voir peu plus longtemps.

Jul 23, 2014

The Drums - Magic Mountain


Cela faisait longtemps qu'on avait pas entendu parlé de The Drums et de leur surf rock capable de soulever des foules. Let's Go Surfing c'était il y a trois ans. Apres différent projets solo qui n'ont séduit que les quelques groupies des américains, le duo revient avec Magic Mountain (ils ont perdu un copain en route). On s'attend a un nouvel hymne estival, où l'on parle de plage, de fun et de surf, avec des guitares 60's... 

Petite déception. Ce nouveau titre chaotique sonne d'avantage post punk. Un virage qui sonne encore trop brouillon mais on est très curieux et va suivre le groupe attentivement.

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It's been awhile that we had not new from The Drums and their surf rock. You know, they were capable of lifting crowds. Let's Go Surfing was there three years. After different solo projects which have seduced the few groupies, the duo returns with Magic Mountain (they lost a buddy on the road). It is not a new summer anthem, it's not about beach, fun and surf, not with 60's guitars...

Disappointment?! This new track sounds more like a chaotic post punk song. A shift that still sounds too rough, but we are curious and we will follow what they will do.